Le Metronomy Nouveau a leaké hier et bien que le ton général soit moins dansant que dans Nights Out, et moins mélodique que dans Pip Paine, cette nouvelle livraison n’en demeure pas moins très bonne.
Alors oui, les aficionados de pop solaire ala Radio Ladio seront probablement déçus par les rythmiques moins explosives de ces nouveaux morceaux – seuls The bay et The look pouvant prétendre à une parution sur Nights Out – mais Joseph Mount les avait prévenu : « I definitely had no intention of doing the same thing again. I like the stuff that changes. »
Et force est de constater que l’évolution et les différentes pistes musicales explorées par la tête pensante du quatuor sont réjouissantes. L’ambiance y est tantôt sombre, puis calme, voire posée, mais malgré ces variations les sonorités si caractéristiques de Mount sont toujours présentes et efficaces. Il y a certes quelques ratés comme Trouble, sorte de balade dont l’intérêt est très limité, mais on fait rapidement abstraction à l’écoute de tubes iridescents comme la lascive Everything goes my way, ou encore She wants et son profond groove basse-guitare.
Mon nouvel hymne printanier qui accompagne le retour de la douceur. Le chant est assuré par Roxanne Clifford de Veronica Falls, une très bonne valeur ajoutée tout en chaleur et légèreté.
Je sais pas trop quoi vous dire si ce n’est que je suis dans l’expectative la plus totale concernant ma vie, mon avenir, et tout ce qui se rapporte de près ou loin à ma personne.
J’ai l’impression de papillonner un peu partout, essayant de rire tant que je le peux et me consolant avant que l’abattement ne soit vraiment total. Une métaphore belliqueuse à base de flèches et de carcans misérable serait bien appropriée mais l’heure n’est pas venue. Je crois que la musique est la seule constante dans ma vie, alors je vais essayer de vous assommer avec les quelques morceaux qui m’aident à supporter cette misère.
Je reviens du restaurant où j’ai parlé de tout et de rien mais surtout de toi. Je sais pas trop ce qui se passe entre nous. C’est comme si le monde dans son ensemble nous empêchait de nous croiser, et c’est peut-être la raison de ma fuite vers l’avant, c’est peut-être l’origine de mes détours raisonnés, mais petit à petit je me rends compte que je reviendrais toujours vers toi. Ça doit être tes yeux doux, ou ton regard indécis, j’en sais rien. Il est 1h du mat’ et je fume et intérieurement je sens que mes sentiments fluctuent, chavirent, comme s’ils voguaient sur l’océan de la galère, et je voudrais croire que ce n’est qu’un simple désir mais cette affection est ancrée si profondément en moi qu’elle frôle la dilection.
Duo from Texas qui sort cette année son premier album intitulé Unlearn. Mignon sans être sexy, on y trouve néanmoins cette pure merveille de soul qu’est Powerful Lovin. La voix est passionnée et le rythme tendre. Une impression de prom night dans l’Arkansas des seventies, une époque bercée de nostalgie.
La route défilait sous nos yeux et j’étais bien. La fenêtre était ouverte, douce fraîcheur d’hiver sur les paupières, et dans les enceintes un morceau de Moulin Rouge mais je m’en foutais, j’avais pas la force de me battre contre elle. Tout autour c’était la végétation du Vaucluse. J’avais sorti ma main et mes doigts tapaient sur la portière comme si j’aimais la musique. Intérieurement je souriais, je pensais voguer comme cet été.
LP écouté à la va-vite il y a plusieurs semaines avec jugement hâtif. Il aura fallu que je tombe sur ce dossier oublié dans le SSD pour que la beauté du morceau me saute au visage. Comme je l’ai dit, house façon gonzales (piano festif ouais).
Assurément le successeur du génial Irene paru sur Andorra : loop crescendo et délivrance aux deux tiers du morceau avec des choeurs aériens et une mélodie aux reverb graciles.
Court mais intense.
Il faut bien l’avouer, Total Life Forever a été l’une des plus grosse déception de l’année mais contenait néanmoins quelques pépites bien maîtrisées. On pourra ainsi nommer Spanish Sahara et sa tristesse patente, mais particulièrement ce Blue Blood dont l’introduction est tout simplement grandiose : le morceau débute par quelques cordes sibyllines qui soulignent parfaitement un chant languissant, voire transi, puis arrive le point de césure où explosent les riffs frénétiques.
Peut-être est-ce mon côté yellow supremacist, ou simplement le fait que je n’aime pas le manioc, mais la musique blackish ça m’a jamais intéressé. Ajoutez à ça un egotistic tout de vuitton vêtu et vous comprendrez pourquoi je n’avais jamais écouté Kanye West. Non, même pas 808 je sais pas quoi.
Et puis Runaway est arrivé, la séquence où il court sur Lost in world avec un Bon Iver vocodé a fait son effet et je suis tombé amoureux des cuivres magistraux d’All of the Lights.
Dans une chronique, Ryan Dombal de Pitchfork comparait All I Want au Heroes de Bowie. Une comparaison qui, si elle ne m’avait pas traversé l’esprit d’emblée, est en fait évidente. Le titre de Murphy s’inscrit dans cette lignée de morceaux intemporels, le genre de chanson empreinte d’une douce mélancolie et qui s’impose à nous naturellement.
Gros maelström gothique taillé pour les cathédrales tant les mélodies sont grandiloquentes et majestueuses. C’est violent, noir, une espèce de shoegaze bruitiste qui explose et vous prend aux tripes. Impressionnant.
Noah Smith se définit lui-meme comme le new-age Moby. S’il fait référence à cette association entre composition captivante et nostalgie du super 8, alors ouais, big up à ce nouveau Moby.
Memories a été ma perle estivale, my own private chillax qui adoucissait le rosé si acide. C’est beau, léger et triste à en crever.
J’ai découvert The Glitch Mob grâce à la vidéo Beyond Monday et j’avais été époustouflé par le segment STS9 : la construction du morceau, la puissance des beats cadencés… Et puis est arrivé Drink The Sea, génial LP où chaque titre constitue une longue fresque maîtrisée et harmonieuse. Animus Vox, premier morceau de l’album, est une véritable bombe mélodique, certes peu accessible aux néophytes, mais les amateurs du genre apprécieront l’enchaînement de tous ces dysfonctionnements accordés à la perfection.
This is a story about a young Russian girl named Jinna Morocha who had a vision of one day flying to the Moon.
Soon she found the label Project: Mooncircle over the internet and told them her story, her key question was “Can you bring me to the Moon?“. The answer was a faltering “No, but maybe we can let you fly to the Moon in your mind. Let’s build the soundtrack to this vision, close your eyes, clear your thoughts and let us begin on your journey“.
« Leur rencontre n’était pas le prolongement de jeux érotiques où ils imaginaient chaque fois quelques vices nouveaux, mais c’était une récapitulation du temps, un chant à la mémoire de leur passé commun, la récapitulation sentimentale d’une histoire asentimentale qui se perdait dans le lointain. »
Chanson d’amour ou ode au désespoir, ce n’est pas vraiment important, seules m’intéressent mélodies et intonations du chant. Et dans ces domaines, la pop-song merveilleuse qu’est Elle m’oubliera est bouleversante : la rythmique urgente souligne avec insouciance une nostalgie en filigrane tandis que les échos passéistes d’une époque révolue sont apposés sur une douce fraîcheur new-wave. Exactement le genre de pépite qui aurait sa place dans les films indé ala History Boys, au milieu de New Order et des Psychedelic Furs.
C’est l’été et j’ai ressorti mes shorts à fleurs pour chopper de la pouffiasse parce que les intellectuelles ne maîtrisent pas aussi bien la deepthroat.
La canicule nous assèche mais Bouddha soit loué un vent de fraîcheur norvégien souffle sur nos tympans. Casiokids ou la bande-son poppish de la nuit naissante. Fondé en 2005, le groupe maîtrise à la perfection le gimmick subtil et la mélodie aérienne, le genre de truc qu’on écoute un mojito à la main, la tête légère et enchantée.
Leur second album studio, Topp Stemning pa lokal bar, est disponible depuis début juin.
Rien de bien palpitant si ce n’est sa jupe violette qui oscille lascivement à la manière de l’amoureuse imaginaire de Xavier Dolan. Certains me disent qu’elle est à vomir mais je n’y crois pas. Ces yeux verts, ou peut-être bleus, je ne sais plus, qui surmontent un nez retroussé lui donnent l’air ingénu. Je suis comme amoureux.
Suite à mon post de présentation sur Sizzling Youth, j’ai gagné une dizaine de followers et un DM où on me conseillait de m’enfoncer ma prétention dans l’anus. Merci mais je vous ai pas attendus pour me mettre des trucs dans le cul.
J’ai commencé à écouter du HEALTH à l’époque de la folie 8-bit, Crystal Castles balançant ses gimmicks euphorisant dans mes oreilles d’adolescent impressionnable avec une constance presque maladive. CC vs HEALTH – Crimewave. C’était un peu la cerise sur le gâteau, le morceau inespéré qui prolongeait le plaisir masturbatoire et sonique dans lequel j’étais empêtré. Du chiptune à gogo, et ce jusqu’à saturation.
Dès lors j’avais pour HEALTH un a priori favorable… mais faux. Je m’imaginais des claviers vintages et sexy balançant des bip-bip intempestifs et jouissifs alors qu’il n’en était rien. De la musique noisy, mais qu’est-ce que j’en avais à foutre ?! Leur second album studio, Get Color, est d’ailleurs tellement braillard que mises à part quelques pistes je le trouve inécoutable, et ce malgré l’évolution de ma sensibilité musicale et mes régulières défonces au Fuck Buttons.
J’étais donc dans un état d’esprit quelque peu particulier à l’entame de Disco 2. Et oh! surprise, le premier morceau USA Boys est tout simplement dément.
Produit par Alan Moulder qui a également bossé avec, entre autres, Jesus and The Mary Chain et Nine Inch Nails, ce titre inédit et non-mixé concentre en un peu plus de 4 minutes chant languissant et boucles saccadées, le tout formant un espèce de maelstrom spacey beaucoup plus accessible car moins bruyant.
La suite est toute aussi cool, du moins au début. Que l’on parle des remix éthéré et éclatant by Cfcf, du heavy Crystal Castles ou du toujours nébuleux Salem, tous les morceaux s’enchainent sans anicroches dans la première moitiée du disque. C’est bon, dansant parfois, plus sombres le reste du temps, mais une chose est sûre : les variations rythmiques des différents DJs sont aussi appréciables que cette critique est dithyrambique.
Signalons toutefois que, malheureusement, le reste est beaucoup moins intéressant, voire not worth mentioning.
En bref, l’évolution de HEALTH laisse présager de bonnes choses, un peu à la manière d’un Foals jadis surexcité et dorénavant reposé, et cette seconde galette de remix est de très bonne facture malgré certains morceaux qui sont, avouons-le, insipides.
Vous pouvez retrouver cette chronique et bien d’autres choses encore sur Sizzling Youth, mon nouveau bureau.(cette page reste néanmoins ouverte hein…)
Article à la va-vite et non à la va-et-vient, on verra plus tard pour un éventuel update. En attendant je me devais de porter à vos oreilles cette merveille.
Mes doigts glissent sur mon azerty sans que j’ai vraiment ordonné mes pensée but i don’t care, je poste sans rien vouloir dire de précis, juste pour le style inexistant, jadis distrayant mais dorénavant absent, et je ne sais pas où cela nous mènera mais une chose est sûre : cet article explosé sera la métaphore littéraire de cet album éclatant. Ratatat je vous aime.
J’aurai voulu trouver des termes techniques à balancer dans un groove de spécialiste 8-bit mais tout ce qui me vient à l’esprit c’est l’image d’une nuit étoilée et d’une fille aux cheveux longs qui me regarderait sans sourire.
2:51 am et je suis obsédé par ce morceau en provenance du second album de Crystal Castles, un album qui ne pourrait être plus différent de son prédécesseur. Parce que oui, à l’énergie euphorisante du premier LP s’oppose ici le spleen maturé. Exit les gimmick from Super NES, place à l’electronica sombre et intimiste.
Alors certes, on retrouvera bien quelques stigmates de leur passé hirsute sur des titres comme Doe Deer ou Fainting Spells où les beats rugueux bataillent contre les cris déchirant d’Alice Glass, mais l’essentiel de l’album est beaucoup plus nébuleux. Que ce soit sur Celestica et Suffocation dont les robes rivalisent de délicatesse, ou sur le déstructuré I am made of chalk, on ressent rapidement une certaine torpeur, tourmentée mais grandiose, accablante mais délicieuse.